Accueil Date de création : 17/09/08 Dernière mise à jour : 30/11/11 16:33 / 82 articles publiés

La garce elle ment !  (Décembre) posté le mercredi 16 mars 2011 08:05

Terre de sienne...

 

Sous les préaux d'hier, tant de croix sont en rut
De leur propres tombeaux, la première avenue
Amène au cimetière avec une ingénue
Pente douce le temps de dire à peu près Zut !

S'il est indépêtrable alors que c'est le but,
Un seuil est son impasse à l'aise ou bien menue,
En tournants maladroits, de toutes façons nue,
Muette juste avant de persifler un Chut !

C'est tant quérir enfin la pensée interlope
De croire aveugle et sourd devenir nyctalope
Au moment de rejoindre un monde si lointain.

C'est une langue intime et tu la baragouines
De chacun des côtés de ce miroir sans tain
Où la vie et la mort sont toujours un peu gouines.

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Métastase  (Décembre) posté le jeudi 02 décembre 2010 11:25

La vie est une plage

 

Asile ou Lazaret, au zoo des bâtards
Assistent en tandem aux autres des baptêmes,
Assouplis des pâleurs de leurs visages blêmes,
Acquittant l'hypothèque avec quelques retards.

Ici des prêts en rêve à la rue aux brancards
Irisent leurs émaux de parades extrêmes,
Inutiles pour ceux qui ne sont plus les mêmes,
Ivres, dolents, fermés fantômes des placards.

Aucune étoile ainsi n'en sera la parraine
Au bord de la mêlée en les couvrant par haine
Avec un parchemin pour la saint Stanislas.

Austère d'un mépris tordu comme un trombone,
Une colombe joue au meurtre avec, hélas !
Un nom à ton prénom et tu n'es plus personne.

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Sonne au funambule  (Décembre) posté le mardi 12 octobre 2010 14:54

Aux fils de l'ambulance, à tisser son exil,
Il lègue en ce bitume et son ventre de raie,
Ses bras en oasis, son dos de palmeraie,
Asphalté sur le sol, un battement de cil.

Il déshérite donc les zébras du péril.
Il s'est en confettis au loin du blanc de craie ;
Sans attendre la braise ou peut-être la vraie,
Si c'est toujours ainsi, de marcher sur un fil.

Il a tombeaux ouverts de rester dans le doute,
Au soin de cette soie, au long tout de sa route
Inaudible à la pluie, indicible au verglas.

Son heure a klaxonné sur un ton de pétoire,
En mettant un début à toute cette histoire
À dormir dans un lit ; c'est alors que le glas...

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Le beau hautbois d’or ment  (Avril) posté le vendredi 02 juillet 2010 18:02

Mais qu’est-ce qu’il est bon ! Mais qu’est-ce qu’il est bon !
De sa lèvre le goût d’un beurre d’Italie
Assoiffe sans repos l’appel qu’elle pallie
À ma perce conique, en Gabin du Gabon.

Ma seule joie au bec est d’être son bonbon
Brûlant tant que ne vienne une clé qu’il allie
À mon timbre le temps de séparer, salie,
L’harmonie et son jeu, chaque joue en jambon...

... C’est sûr c’est un voleur, pendant qu’il fait l’article,
Un complice aux aguets serpente l’hémicycle
Pour délester les gueux d’un peu de leur argent.

La foule est généreuse en pas qu’elle fredonne,
La muse reste sourde à ceux qu’elle abandonne
Au piètre musicien ; le beau hautbois d’or ment !

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Trompe l’œil  (Mars) posté le vendredi 02 juillet 2010 18:00

Pas d’adultère aux yeux, ni fidèle à la louche,
Un horizon sincère absent de profondeur ;
Il est si pertinent que le doigt baladeur
En le touchant ne peut que faire ouvrir la bouche.

« Oh ! » mais j’ai la berlue en sortant de ma couche
Et je cligne et dépoudre, ô mon regard menteur !
Ou le corps, ou l’esprit, l’un m’a trahi sans cœur ?
À l’assaut du morveux je vais prendre la mouche.

Il eut, si l’on en croit les maîtres picturaux,
Illusion d’optique. Aux états généraux !
Ce n’est qu’un trublion, un peintre sarcastique.

Aucun de mes moitiés n’a la faute en son nom
Si ma divine essence en trouve le condom,
Contre elle enfin au feu : diablerie artistique.

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